AUTOPSIE SOCIO-POLITIQUE DE LA QUESTION MIGRATOIRE THALASSIQUE

19.09.2021

Depuis quelques années, nous assistons sur le sol européen à ce qu'on appelle « vague migratoire », terme employé par les  médias mainstreams occidentaux. Un terme trop souvent manipulée par les différentes forces dites « populistes » ou « nationalistes ». Ces partis sont dans un logiciel qui consiste à s'opposer de manière caricaturale à un mal évident,  plutôt que de s'opposer et de trouver une solution, face aux causes dont ils sont directement ou indirectement responsables. L'Afrique continentale n'a jamais atteint une véritable indépendance qui lui a permis de prendre en main son propre destin dans son paradigme singulier. Il s'agit d'un continent polycentrique encore asphyxié par des délétères politiques internes qui, par une certaine endogamie incestueuse dans le terrain politico-économique, avec la classe dirigeante oligarchique occidentale, elle même subordonnée aux forces mondialistes, ne permettent pas à l'Afrique de progresser et de s'auto- déterminer. En faisant la somme de multiples réalités, nous arrivons au problème migratoire que je développerai en quatres points.

1.Lorsque on on aborde la question de l'immigration, on ne prend jamais en considération que 80% de l'immigration africaine est intra-continentale. La majorité des Africains préfèrent émigrer à l'intérieur du continent, vers les différents pays africains voisins, plutôt que d'émigrer à l'étranger. Le mythe de la propagande caucasienne et gauchiste bien-pensante, qui consiste à affirmer que les Africains « malheureux » n'ont rien chez eux, ou fuient la guerre, et donc contraints d'émigrer ailleurs, plutôt que dans leur propre foyer de civilisation africaine, est un mensonge patentée. Un mythe à déconstruire est avant tout celui de l'affirmation des forces gauchistes et libérales qui consiste à affirmer que toute l'Afrique est en guerre. La seule guerre que connaît le continent africain est celle des forces thalassocratiques mondialistes, qui, pour appliquer la règle géopolitique du « diviser pour régner », cherchent à exacerber les conflits interethniques, divisant ceux qui vivent en harmonie chez eux. Nous ne parlons pas d'une guerre ou d'une adversité volontaire et innée entre différents groupes ethniques. C'est une manipulation politique bien planifiée et structurée. Intéressant à l'appui de cet argumentation que, le 10 Septembre 1921, le chef spirituel congolais Simon Kimbangu (considéré aujourd'hui comme un prophète des Noirs) déclarait dans une de ses prophéties : « Les premiers dirigeants de l'Afrique noire libre, conduiront sous les conseils de l'Occident, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières dans lesquelles ils s'entretueront pour que la misére s'installe. Par consequence, de nombreux jeunes quitteront l'Afrique dans l'espoir de rechercher le bien-être dans les pays occidentaux » . Le vrai problème est de savoir qui veut fomenter des guerres et des situations d'indigence pour vider l'Afrique. L'immigration est d'abord un problème pour l'Afrique, car aucune civilisation ne progresse sans sa force humaine. C'est la base qu'il faut dénoncer, pas la conséquence naturelle. L'idée que le seul but des Africains serait celle de rejoindre forcement l'Occident est une pensée qui convient à la pensée unique néolibérale de Gauche comme de Droite.
Pour revenir à la question des migrations intra-continentales, ils existent 4 pôles où les Africains ont tendance à émigrer, en ce qui concerne l'Afrique noire : le Sénégal (considéré comme la capitale de l'Afrique de l'Ouest), la Côte d'Ivoire (où statistiquement, les flux proviennent du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée-Conakry), le Nigeria (principalement du Ghana, du Niger et du Bénin) et l'Afrique du Sud (principalement de divers pays d'Afrique centrale). Les migrations internes sont très présentes en Afrique et c'est un point fondamental à souligner lorsqu'on aborde le sujet de l'immigration.

2. Aucun Peuple ne voudrait se séparer de ses Racines, de sa Patrie, de sa Famille et de son Identité. Il est évident que outre une émigration continentale « endoversel » (interne, si l'on veut utiliser un néologisme) africaine , il y a aussi une émigration « exoversel » (externe) hors le continent, qui est la plus visible. Mais s'il y a une émigration exoversel, avec les chiffres qui ont été observés ces derniers temps, il est évident qu'elle est fomentée. Le premier responsable de cet hémorragie thalassique (maritime) et dérégulée, doit être identifié dans la classe politique africaine incapable d'appliquer des politiques sociales et souverainistes en harmonie avec les masses populaires africaines. Dans le même temps, il y a un pillage incommensurable des matières premières africaines par les multinationales capitalistes occidentales et une asphyxie de la souveraineté africaine intégrale qui empêche toute forme de progrès. La mal-gouvernance, la corruption endémique, le manque de justice sociale, l'inégalité entre les classes, la présence du néo-colonialisme sous toutes ses formes, constituent une essence qui, additionnée, ne peut manquer d'être abordée si nous voulons comprendre la question des migrations thalassiques. L'absence d'une classe africaine souverainiste (qui est subordonnée à des puissances exogènes), est à l'origine du problème.

3. Il y a des ONG thalassocratiques occidentales qui suivent l'agenda mondialiste, financées par le grand Capital apatride, des ONG humanitaires qui utilisent la bonne conscience, la bonne foi, pour accentuer le processus de dumping salarial, plutôt que d'aider les Africains qui émigrent, à s'enraciner dans leurs terres pour résister aux maux de l'Afrique (néo-colonialisme occidental et mal-gouvernance africaine). Ceux qui dirigent ces ONG mondialistes n'ont-ils pas des priorités vis-à-vis des populations Caucasiens prolétarisées et précairisées ? Il ne s'agit pas de refuser un sauvetage en mer. Nous parlons d'Humanité, et le sauvetage de chaque Être Humain dans ces conditions est impératif. Mais nous devrions mettre le pathos de côté et nous interroger sur les raisons qui poussent les « sauveurs »  Blancs à s'impliquer dans des missions qui finiront par galvaniser l'agenda des capitalistes. Ces ONG sont les mêmes qui prônent une idéologie libéral-gauchiste et mondialiste, pour laquelle nous devrions être citoyens d'un monde unipolarisé, sans identité ni abri culturel. C'est contre cette pensée néfaste que nous devons nous opposer.

4. Une fois arrivés en Occident, les migrants Africains connaîtront l'enfer. Ils seront abandonnés à eux-mêmes, sans droits, surexploités, en proie à la négrophobie. Ils serviront de nouvelle main-d'œuvre économique qui concurrencera avec les Occidentaux indigènes. Ce faisant, l'élite capitaliste apatride vise à créer un choc de classe entre les différents prolétaires Noirs et Blancs, mais aussi un choc de civilisation, puisque la configuration identitaire de civilisation de ces peuples n'est pas la même. Dès lors le multiculturalisme à outrance, défendu par les apôtres gauchistes, deviendra, pour reprendre une phrase de Kemi Seba, un multiconflittualisme. C'est pourquoi le prolétariat italien et occidental qui souffre doit cesser de s'attaquer aux conséquences. Au contraire, il doit comprendre que nous avons le même problème et par conséquent nous devons combattre les aporophobes mondialistes qui veulent une guerre entres pauvres (Noirs et Blancs) et éradiquer la matrice identitaire des differents peuples.

Je conclus par une phrase de Kemi Seba : «Nous sommes d'accord pour que l'émigration cesse, mais elle cessera que lorsque les autorités occidentale fairont aussi cesser  l'émigration de nos matières premières, avec la complicité de nos élites africaines».