La position du contre-jihad porte ce conflit à un niveau encore supérieur, en déclarant par principe une guerre des civilisations

24.10.2019
Vávra Suk – Le rôle des médias alternatifs dans les affaires internationales

Chers amis et collègues dans une lutte commune pour la liberté et l’identité de tous les peuples du monde.

J’apporte un message bref mais important de mon domaine de travail. Je travaille dans les médias alternatifs depuis 20 ans et je suis aujourd’hui rédacteur en chef de l’hebdomadaire suédois Nya Tider, qui signifie « New Times » en anglais.

Le vent tourne vraiment et plusieurs pays d’Europe ont déjà un gouvernement prêt à défendre leur souveraineté nationale contre le mondialisme, qu’il prenne la forme d’États impérialistes se positionnant comme « gendarmes du monde », ou de grandes entreprises dont la force économique ou de formation d’opinion est carrément supérieure à celle de certains pays.

L’opinion publique change également dans mon pays, la Suède, qui a été pendant des décennies l’un des pays les plus extrémistes au monde en ce qui concerne la mise en œuvre du multiculturalisme, de la théorie du genre, du LGBT et des autres croisades politiquement correctes. C’est formidable de voir que les citoyens réclament de plus en plus haut et fort le droit à leur propre identité nationale, à leur patrimoine et, surtout, à leur propre argent des impôts. Il s’agit d’un changement important, mais le résultat final n’est pas encore clair.

Aujourd’hui, je vois deux branches principales dans les médias alternatifs : une qui est contre l’Islam où qu’il soit, que ce soit en Angleterre, à Paris ou à Téhéran. Permettez-moi d’appeler cette branche le point de vue contre-jihadiste. Et puis il y a la branche de la non-ingérence qui promeut la souveraineté des peuples et leur droit de créer leur propre culture, quels qu’ils soient et quelle que soit la culture qu’ils souhaitent avoir. Permettez-moi d’appeler cela la vision anti-impérialiste.

 

Pour moi, la vision contre-jihadiste est aussi mauvaise que la position multiculturelle mondialiste, sinon pire. Ne vous méprenez pas sur mes propos, l’État islamique est une menace terrible, tant en Europe, en Syrie, que j’ai visitée et que j’ai pu voir de mes propres yeux, et ailleurs. Mais la critique contre-jihadiste ne s’arrête pas là. Elle veut exporter une culture occidentale libérale vers toutes les parties du monde, dans toutes les sociétés et civilisations.

C’est la même forme d’impérialisme, en fait une image en miroir de l’agenda mondialiste et multi-culturaliste en Occident qui détruit nos pays européens. Eux aussiveulent imposer leur idéologie à tous les pays. Les mondialistes veulent ouvrir tous les pays à McDonald’s, Coca-Cola et aux compagnies pétrolières américaines. Ils veulent éradiquer toutes les cultures uniques au monde et transformer les peuples des nations en consommateurs obéissants grâce aux modes et à la prodigalité. Et le contre-jihadisme applaudit les guerres menées contre les pays souverains du Moyen-Orient, uniquement parce qu’ils sont islamiques.

Un point de vue juste et moral est celui du principe « Vivre et laisser vivre ». Pour reprendre un vieux slogan de la gauche, la liberté de chaque peuple est le chemin de la paix mondiale. Je dirais que c’est la seule voie. Si nous voulons défendre nos valeurs occidentales en Europe, si nous nous opposons à l’islamisation, nous ne devons pas non plus intervenir dans d’autres pays, d’autres nations. Leur culture est la leur. Eux seuls peuvent choisir la culture dans laquelle ils veulent vivre et s’ils veulent changer quelque chose, c’est encore une fois leur décision.

En effet, si nous voulons défendre nos valeurs occidentales, nous devons accepter les différences et les expressions uniques de l’identité de chaque groupe ethnique – pas seulement la nôtre. C’est pourquoi je suis heureux de voir différents pays et continents représentés ici aujourd’hui. C’est du vrai anti-impérialisme !

Dans Nya Tider, nous publions fréquemment des nouvelles et des analyses géopolitiques de points chauds comme la Syrie, la Libye, l’Ukraine, etc., ainsi que des nouvelles de Suède sur la criminalité croissante et l’effondrement des services sociaux. Toutes ces questions sont liées et il est important d’expliquer le lien aux lecteurs.

La position contre-jihadiste est dangereuse parce qu’elle crée de l’animosité entre des peuples qui devraient s’unir. Les mondialistes ont commencé ce processus en faisant des ravages au Moyen-Orient et en créant le chaos, tout en orchestrant une immigration massive vers l’Europe sans précédent dans l’histoire du continent, en menaçant notre mode de vie et en ouvrant les portes aussi aux déserteurs, aux criminels et aux terroristes. La position du contre-jihad porte ce conflit à un niveau encore supérieur, en déclarant par principe une guerre des civilisations.

De nombreux Européens, lassés d’être dépouillés du bien-être qu’ils ont accumulé au fil des générations et de se sentir immédiatement menacés pour eux-mêmes et leurs proches, cherchent maintenant des solutions. Nous, les médias alternatifs, avons la grande responsabilité de diriger cette colère légitime vers les vrais coupables et d’expliquer que la lutte du peuple syrien est la même lutte que celle que nous menons en Europe, mais avec des moyens différents.

Notre lutte commune est contre les mondialistes, ceux qui détestent la diversité des cultures particulières. Que le monde soit vraiment diversifié, chaque nation étant libre de créer la société de son choix ! Le monde est en train de changer, à bien des égards grâce aux médias alternatifs, et les médias alternatifs restent à l’avant-garde.

Source - FLUX